Corinne GATINEAU – P23

3 juin 2016  

Responsable projets Habitat au sein de l’association InnoVales (Région Rhône-Alpes)
Promotion 23 (2010-2011)

Mon parcours avant la formation

Ingénieure en sciences et technologies des industries alimentaires, j’ai exercé durant 23 ans dans l’industrie céréalière, d’abord en recherche et développement puis en qualité.

Mes motivations à suivre la formation d’éco-conseiller

Au terme de 10 années comme responsable qualité, années durant lesquelles j’ai énormément appris, j’avais fait le tour de la question. Mais surtout je commençais à me sentir vraiment à l’étroit dans le concept de qualité, qui vise à satisfaire le client sans nécessairement prendre le reste en considération. Or, au fil des années, mon intérêt pour le développement durable s’était aiguisé, jusqu’à devenir dévorant. De quoi occuper ma future retraite, sauf que c’était dans 15 ans… Pas question d’attendre : c’était maintenant !

Pour réussir ce virage professionnel, être une autodidacte du développement durable ne me paraissait pas crédible : il me fallait une formation solide.

Faisant le tour de la question, j’ai trouvé un fourmillement d’offres mais la formation d’éco-conseiller s’est vite imposée à moi : très complète, avec beaucoup de mise en pratique, et surtout qui envisage la reconversion professionnelle non pas comme une bizarrerie ou un handicap mais comme une source de richesse.

Mon avis sur la formation formation d’éco-conseiller

J’ai vécu cette année comme une expérience unique, d’abord sur le plan humain grâce à la diversité des parcours de chacun ; une année très intense et rythmée, avec beaucoup de travail personnel et en groupe ; une année pour se remettre en question et travailler son projet professionnel.

J’ai particulièrement apprécié les contenus et le format de cette formation généraliste, dispensée par des professionnels et mettant l’accent sur la mise en pratique.

Autres atouts non négligeables : la proximité avec l’équipe pédagogique, l’évaluation de la formation et son actualisation permanente, l’accompagnement à l’élaboration du projet professionnel, le réseau des éco-conseillers.

A l’issue de cette année, je me suis sentie pleinement opérationnelle grâce à la conjugaison de mon expérience antérieure et de mes nouveaux acquis.

Mon parcours professionnel à l’issue de la formation et mon poste actuel

Plus particulièrement attirée par les thématiques habitat et énergie, il m’a toutefois fallu un peu de temps pour y venir, afin de ne pas m’écarter trop brusquement de mon parcours antérieur, chose que les employeurs potentiels ont du mal à comprendre (du moins en France…).

Ainsi, mon profil qualité m’a amenée à aborder les choses sous l’angle de la responsabilité sociétale, d’abord chez un bailleur social dans le cadre de ma mission professionnelle, puis sur mon premier poste dans une structure d’insertion. J’y ai participé à la naissance d’un pôle territorial de coopération économique qui s’est depuis autonomisé sous le nom d’InnoVales et au sein duquel j’ai pu me recentrer sur mes thèmes de prédilection.

Je suis en CDI au sein de l’association InnoVales où j’occupe le poste de responsable projets Habitat.

Mes principales missions dans ce poste

Ma principale mission actuelle : le déploiement local du dispositif DORéMI (Dispositif Opérationnel de Rénovation Energétique des Maisons Individuelles, actuellement en phase de réplication sur de nombreux territoires français).

En tant qu’animatrice territoriale DORéMI mon rôle est de mobiliser les partenaires, d’organiser et coordonner la formation des artisans et d’accompagner les propriétaires sur le montage financier de leur projet de rénovation.

De plus j’interagis au quotidien avec mes collègues qui ont des compétences variées et complémentaires, pour construire ensemble un projet global au service du territoire.

Ce que j’apprécie dans mon métier…

Mon métier actuel me permet de conjuguer les acquis de ma formation d’éco-conseillère et mon goût pour le technique (lien avec ma formation initiale d’ingénieur), tout en enrichissant continuellement mes connaissances.

J’y apprécie la relation directe avec les artisans comme avec les particuliers, et le sentiment de participer de manière très concrète à la transition énergétique.

J’apprécie également de faire partie d’un réseau de professionnels contribuant ensemble à une même dynamique, notamment le réseau des animateurs DORéMI, animé par l’Institut négaWatt, où j’ai d’ailleurs retrouvé pas mal d’éco-conseillers.

Pour moi être éco-conseiller…

… c’est d’abord apporter en toute chose cette fameuse vision globale qui nous caractérise et qui manque trop souvent. Je m’aperçois que nos sommes très appréciés pour cela, même si ce n’est pas ce qui motive notre embauche au départ. Une valeur ajoutée que nous devons valoriser et revendiquer comme notre « marque de fabrique » !
Sur un plan plus personnel, devenir éco-conseillère m’a permis d’être plus en accord avec mes valeurs et de me sentir vraiment utile, en contribuant à la transition de notre société vers un modèle plus résilient.
Et pour finir, ce n’est pas juste un métier mais aussi une seconde nature qui se vit au quotidien, car valeurs et vision globale ne se laissent pas au vestiaire en sortant du boulot, et c’est tant mieux !

Mes conseils pour les futurs éco-conseillers

Avant tout, sachez que c’est possible dès lors que vous en avez l’envie.

Et réfléchissez très tôt à ce que votre parcours antérieur comporte comme compétences transposables sur lesquelles vous pourrez tabler. Il y en a bien plus que vous ne pouvez l’imaginer mais il faut les identifier pour savoir les valoriser et en tenir compte dans l’élaboration de votre futur projet professionnel.


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