Laetitia LECOUTURIER – P21

6 juin 2016  

Chargée de Mission au sein de la FNAIM (Fédération Nationale de l’Immobilier) en Alsace (Région Alsace)
Promotion 21 (2008-2009)

Mon parcours avant la formation

Lors de mes études initiales, j’ai suivi une formation en école de commerce avec comme spécialité le commerce international. J’ai commencé ma vie professionnelle comme assistante export quadrilingue, puis j’ai évolué vers des postes en tant que responsable de service export au fil des années. J’avais neuf ans d’expérience professionnelle en entreprises privées lorsque j’ai décidé de suivre la formation d’éco-conseiller.

Mes motivations à suivre la formation d’éco-conseiller

Suite à une prise de conscience au niveau personnel en 2007, j’ai souhaité me forger une culture générale sur l’environnement et le développement durable. J’avais envie de savoir ce qui se passait vraiment sur ces sujets-là, au-delà des informations diffusées par les médias. J’ai alors décidé de suivre les cours du soir du DUPN (Diplôme Universitaire des Pollutions et Nuisances) de la faculté de Droit de Strasbourg. J’avais l’impression d’ouvrir enfin les yeux sur le monde qui m’entourait et c’est alors que j’ai décidé de donner un nouveau sens à ma vie professionnelle. Pour me permettre de réussir cette transition, j’ai choisi de suivre la formation d’éco-conseiller. Elle me paraissait particulièrement adaptée à ma situation.

Mon avis sur la formation d’éco-conseiller

Cette formation est d’une très grande richesse tant sur la variété des sujets abordés et des outils méthodologiques enseignés, que sur le plan humain à travers les rencontres que l’on peut y faire. En effet, les éco-conseillers stagiaires ont tous des profils et parcours très variés et les intervenants sont des professionnels de terrain qui, pour certains d’entre eux, m’ont permis de me construire un réseau indispensable pour appuyer mon projet professionnel.

Mon parcours professionnel à l’issue de la formation et mon poste actuel

Le choix de mon stage a été déterminant pour mon parcours professionnel. En effet, j’avais décidé de proposer mes services à un cabinet immobilier précurseur à Strasbourg. Mon expérience de présidente de conseil syndical en copropriété m’avait permis d’identifier des besoins auprès des professionnels de l’immobilier sur l’amélioration de la performance énergétique dans l’habitat. Je savais que j’allais devoir défricher complètement ce secteur encore inexploré. Ce stage m’a permis de rencontrer des partenaires (Ademe Alsace, Région Alsace et Communauté Urbaine de Strasbourg) qui ont souhaité que je pérennise mon action à l’échelle d’une fédération professionnelle à l’issue de mon stage. J’ai mis environ 6 mois à monter mon projet après ma soutenance de mémoire avant de commencer concrètement mon nouveau travail.

Depuis juin 2010, je travaille au sein de la FNAIM (Fédération Nationale de l’Immobilier) en Alsace. J’ai défini les contours de mon poste d’éco-conseillère avec le Président de la chambre FNAIM du Bas-Rhin que j’ai rencontré quelques mois après la fin de mon stage. L’Ademe Alsace, la Région Alsace et la Communauté Urbaine de Strasbourg sont aujourd’hui les cofinanceurs de mon poste pour une durée de 3 ans. Je suis pour l’instant la seule éco-conseillère à la FNAIM sur le plan national. L’Alsace se pose donc en région pilote, avec des perspectives de création de poste du même type pour des éco-conseillers dans d’autres régions.

Mes principales missions dans ce poste

Mon action est tournée vers l’amélioration de la performance énergétique dans l’habitat, et notamment l’habitat collectif. Pour l’instant, je me concentre sur trois axes majeurs :

  • la formation des professionnels de l’immobilier (dont les syndics) aux fondamentaux de la performance énergétique,
  • la sensibilisation des copropriétaires et conseillers syndicaux,
  • l’accompagnement de projets de rénovation énergétique en copropriété.

Ce que j’apprécie dans mon métier

J’ai l’immense chance d’avoir co-construit mon poste avec mon employeur et mes partenaires. C’est une expérience très enrichissante et surtout très stimulante ! Le fait de voir ses propres idées se concrétiser est très épanouissant. Par ailleurs, j’aime créer des liens et des passerelles entre les gens et les milieux, les aider à mieux se comprendre et imaginer des projets ensemble. Lors des actions de sensibilisation et de formation, je trouve également motivant de constater que certains participants avancent dans leur compréhension sur les sujets abordés et leur prise de conscience en général. Ma vie professionnelle a enfin le sens que je souhaitais lui donner.

Ma vision de l’éco-conseiller

Pour moi le rôle de l’éco-conseiller n’est pas d’apporter des réponses et des solutions toutes faites aux gens, et surtout ne pas se poser en donneur de leçon.
A mon niveau, c’est plutôt de réfléchir avec eux, les aider à se poser les bonnes questions, à mettre les choses en perspective et à développer leur faculté de discernement, en toute humilité et sans a priori. Il s’agit également de traduire les jargons des uns et des autres, pour que des projets transversaux puissent être facilités et les préjugés surmontés.

Mes conseils pour les futurs éco-conseillers

Sensibiliser et mobiliser du public demande beaucoup d’énergie, dont on ne voit pas toujours clairement et immédiatement le résultat. Il ne faut donc pas se décourager. On plante des graines dont certaines pousseront peut-être plus tard et on n’en saura peut-être rien… Je dirai tout simplement qu’il faut garder la foi dans ses projets et dans ses actions, ne pas se mettre de barrière et continuer à avancer en tirant constamment des leçons de ses expériences.

et pour terminer…

Une petite phrase a marqué mon changement de vie professionnelle et je l’ai gardé à l’esprit depuis : « Que demain soit ce que nous déciderons d’en faire, et pas ce que le temps décidera à notre place » (Nicolat Hulot – Le Pacte écologique)


Pour en savoir plus sur mes activités

 

Atelier de formation sur le développement durable et l'immobilier que j'ai animé lors du Congrès annuel de la FNAIM à Paris (7 décembre 2010). L'atelier développement durable était une première en 2010 et une cinquantaine de participants y ont assisté.session de formation aux adhérents FNAIM Alsace sur les fondamentaux de la performance énergétique dans l'habitat. Ces formations sont régulièrement proposées aux adhérents locaux. Réunion des agences locales "pilotes" avec qui je monte mes actions. Ces réunions de copilotage ont lieu tous les 2 mois environ. Je les co-anime avec le Président de la Chambre FNAIM du Bas-Rhin.